Anika Mi est artiste plasticienne et numérique, autrice,
poète et ex-psychanalyste transpersonnelle. Son approche
décloisonne les pratiques - artistiques, littéraires et thérapeutiques - de
voyage du corps et de la psyché, à la recherche d'une médiation entre
visible et invisible, réel et imaginaire, matière et symbole.
Son travail s’appuie sur un dialogue entre sciences
cognitives, philosophie, psychanalyse, art et spiritualité.
Au sein d'environnements technologiques, de formalisations théoriques ou de pratiques chamaniques, il explore l'interdépendance créatrice entre le corps et l'esprit pour une émergence aussi bien relationnelle que spirituelle.
À travers des dispositifs interactifs tels que le Labo Corps_Mental, ou des formalisations théoriques telles que
L’Arbre relationnel et L’Ange incarné, l'oeuvre interroge
les dynamiques du vivant ainsi que
les géométries de l’expérience intérieure quand celle-ci est altérisée.
De la peinture à la colle chaude au dessin visionnaire, Anika Mi investit la magie qui s'opère entre la matière, le geste et
l’image - les relations entre la genèse des formes automatiques et la perception des mondes inconscients.
Depuis 2016, une production écrite nourrie — essais, romans, poésie et
journaux psychiques — prolonge cette
recherche, faisant de la narration un processus
de mise en forme, d'analyse et de transformation
de l’expérience vécue.
Marthe, sans enfant, a vieilli. Grégory, jeune provincial, débarque à Paris. Ils ne savent pas encore que leur rencontre, improbable, va "ouvrir" leur vie. Marthe, discrètement, transmettra. Grégory, habilement, découvrira. Ensemble, ils partageront le même sens de l'autonomie créatrice, le même goût pour la connaissance empirique, les mêmes intuitions tout droit venues "du dedans", la même immanence pour les choses de la philosophie et de la science. Ensemble, un temps, ils progresseront au fil d'une recherche teintée d'épreuves et de libérations.
Marthe justifiera son existence par ses amours - passionnels et spirituels.... et par ses productions - précieuses et anonymes. Grégory commencera la sienne en se posant les "bonnes questions".
Tous deux se chercheront, s'écouteront, s'estimeront, se prendront en pitié, se soutiendront, s'apporteront la contradiction. Tous deux seront purs et sincères. A l'origine d'une richesse commune, qui n'a pas de prix : l'heuristique de la vision. ... L'oeuvre d'un maître les reliera : celle de Francisco Varela - à l'occasion d'une touchante passation.
Lecture de deux extraits de "L'Arbre" - chapitre 9 du roman.
Et pendant que les cortèges s'élancent... Quelqu'un, face aux moult écrans, suit les images dans les médias et écrit sur une page blanche. Ce qu'il capte de tout cela le rend très confus, et même fiévreux - tant les tableaux successifs sont forts et déroutants : qu'ils soient créatifs dans la revendication et la paix, ou agressifs dans la rage et la charge. Pas les mêmes ! En face, par impuissance et dépassement, le maintien de l'ordre inverse parfois la légitimité de son pouvoir : malmenant violemment les premiers et, à son corps défendant, s'abstrayant face aux seconds. Un renversement temporaire des valeurs. Force aux manifestants à faire vivre et aboutir leurs droits légitimes ! Force aux CRS à encadrer et protéger une foule républicaine en réelle demande vis-à-vis du pouvoir, et à contrer et réprimer toute tentative d'insurrection ou sédition, de saccage ou pillage. Les uns sont nécessaires aux autres - à l'exception des fauteurs de troubles ...
Un texte libre, témoignage d'une délabrée de la résonance aux autres, dès lors que tant de violence s'exprime. #monde #souffrance #animaux #humains #vie #séparation #protection #amour #duo Jusqu'où peut-on vivre en faisant abstraction de la souffrance tous azimuts répandue dans le monde ? Jusqu'où peut-on rester naturellement "sourds" ? suffisamment isolés les uns des autres pour ne plus avoir à exercer en permanence son empathie, voire sa compassion ? Cette protection intrinsèque nous est-elle avant tout nécessaire pour la sauvegarde de l'espèce - encore plus que de nous-mêmes ? De l'homme à l'animal, de l'homme à l'homme : une commune barbarie Je souffre pour le monde et, chaque jour, particulièrement pour les animaux : ceux dont j'entrevois le supplice à l'appui d'images traînant dans les médias ou sur les réseaux. Ils sont là, en soi et en moi, au moment même où je vous parle. Abattus, reclus, sans forces, à moitié sonn...
L'amour créateur (2025) << • >> Monde (2025) Cliquer sur l'image. Qu'est-ce que "l'identité"... de celle dont le prénom et le nom en cours de route ont changé ? De celle dont l'inquiétante métamorphose laisse tout le monde la larme à l'œil, mais aussi de marbre ? Son paradoxe est-il encore humain ? Sa pathologie familière de peu et ses fulgurances étrangères à tous la laissent avant tout immobile et dépourvue. Face au paysage immense, et à son atmosphère changeante, Edmée s'attend... accouchée autant à force d'elle-même que par l'entremise de l'autre - avec lequel elle entretient pourtant un rapport ambigu, voire distant. Elle ne capte pas "qui elle est", ni "ce qu'elle pourrait". Sa clé reste muette, inadaptée aux opportunités du temps ; son souffle se fait trop court, mal proportionné aux rencontres illégitimes. Edmée alors se retire... Seule au monde, sombre-t-elle ou bien se relève-t-elle...
La proposition de l'Arbre relationnel et l'Ange incarné, d'inspiration mystique indifférenciée, épouse idéalement toute forme religieuse géographiquement située ou théologiquement sourcée - en l'occurrence, chrétienne ou bouddhique. Elle embrasse la réalité étendue des champs du visible et de l'invisible, co-contraints au sein de la Totalité. "Le Bouddha" par Odilon Redon Pastel réalisé vers 1906-1907 Musée d'Orsay, Paris Non-dogmatique, au sens où il n'est pas hégémonique et figé, il tente d'inscrire l'efficience d'une process dynamique d'où émerge la VIE. La VIE, et son éveil à la conscience et à la présence, comme hybridation des règnes informationnel et matériel. Sur la base mécanique des triades relationnelles, la VIE se développe dans l'entre-deux synchrone et symbiotique de Tout avec Tout. Les agents énactent les uns avec les autres sur le modèle de couplages structuraux "organismes-environnements". C...
Les faux-semblants du réel Quelle identité pour les autres ? Faut-il avouer celle qu'intimement on se connaît ? Quelle interface nécessaire entre le travail accompli et le regard posé sur lui ? Comment inviter autrui à considérer ce qu'il nous semble posséder de meilleur, sans lui faire peur ? Le texte que je tente d'élaborer s'aventure dans un no man's land que je connais. La réalité nous paraît tirée au sort, comme issue d'un hasard ou d'un pourrissement. La situation se travaille rudement, tout en flottant dans l'incertain du lendemain. Difficile d'y exercer son intuition. Se savoir "éclairé" ne signifie plus rien : l'éveil se trouve absorbé dans la confusion des faits avérés et la fatalité semble tout imprégner. A terre tout le monde va tomber... Aucune réussite pour la vérité. Mon message ne passe pas ; ma maladie le trouble, avant même qu'il n'ait pu s'user. Le monde est sourd : globalement, il s'écharpe à propo...
Recueil "Hors-monde". (rêve et poésie) Chapitre 37. [ pour lire le chapitre 36 >>> ] Suite du chapitre précédent, ce texte approfondit peut-être plus clairement ce que défend "l'Arbre relationnel". Pour autant, se rend-il accessible ? Je le souhaite sincèrement. >> Pour visionner la vidéo de "l'Arbre relationnel" et "l'Ange incarné" Cliquer sur les images pour les agrandir et lire le texte. L’Arbre s’harmonise avec le plus grand nombre des sensibilités trans- ou a-spirituelles déclarées … à partir du moment où, préalablement, l’on accepte la nécessaire existence de « l’invisible » Cette impalpabilité de l’esprit, ce mystère qu’est la mort, cette indéfinissable inconnu – hors membrane Le monde matériel se forme « sous membrane » Ainsi la « poche humaine » que nous sommes pourrait-elle se réduire à un sac de molécules, une peau pleine … produisant de la conscience et de l’inconscient Ma...
L'EXPOSITION Cliquer sur l'image pour l'agrandir. Le dessin visionnaire incarne une dimension méconnue de l’art. Souvent considéré comme l’expression première et ultime de l’œuvre, le dessin visionnaire en exprime la quintessence. Il fascine quand il cristallise la magie de l’émergence créative et de ses mystères. Il est souvent lié à un destin artistique auquel il est difficile d’échapper quand l’art devient une nécessité vitale. Mais le dessin visionnaire est rarement abordé dans ces profondeurs. Qu’est-ce qu’une vision ? Comment advient-elle et pourquoi, ou comment la transcrire ? Quels usages et quelles interprétations en faisons-nous aujourd’hui à travers l’ontologie des images et de l’imagination ? ~ Pascal Pique, Commissaire de l'exposition pour le Musée de l'Invisible . « Dess(t)ins visionnaires » rassemble les propositions des artistes ayant participé aux "Ateliers des visions" ainsi que d’autres artistes invités à présenter ou à réa...