Anika Mi Anika Mi PRÉSENTATION DU SITE ↪
Anika Mi est artiste plasticienne et numérique, autrice, poète et ex-psychanalyste transpersonnelle. Son approche décloisonne les pratiques - artistiques, littéraires et thérapeutiques - de voyage du corps et de la psyché, à la recherche d'une médiation entre visible et invisible, réel et imaginaire, matière et symbole.
Son travail s’appuie sur un dialogue entre sciences cognitives, philosophie, psychanalyse, art et spiritualité. Au sein d'environnements technologiques, de formalisations théoriques ou de pratiques chamaniques, il explore l'interdépendance créatrice entre le corps et l'esprit pour une émergence aussi bien relationnelle que spirituelle.
À travers des dispositifs interactifs tels que le Labo Corps_Mental, ou des formalisations théoriques telles que L’Arbre relationnel et L’Ange incarné, l'oeuvre interroge les dynamiques du vivant ainsi que les géométries de l’expérience intérieure quand celle-ci est altérisée.
De la peinture à la colle chaude au dessin visionnaire, Anika Mi investit la magie qui s'opère entre la matière, le geste et l’image - les relations entre la genèse des formes automatiques et la perception des mondes inconscients.
Depuis 2016, une production écrite nourrie — essais, romans, poésie et journaux psychiques — prolonge cette recherche, faisant de la narration un processus de mise en forme, d'analyse et de transformation de l’expérience vécue.

Zoom : Dessins 2026 (automatiques & numériques)

L'Arbre de ma vie. Journal d'une illuminée. | 2016



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Pourquoi entreprendre l'écriture d'un tel « ouvrage » ? Pourquoi prétendre à une telle ambition ? Non pas une ambition sociale, mais bien personnelle : ce qui sera couché sera transmis. Ai-je peur de mourir avant de n'avoir pu m'exécuter ? Tout d'abord au regard de moi-même. Oui, dans la mesure où je m'attends à être incomprise et raillée—pour ma si grande prétention à imaginer pouvoir concerner les gens à partir d'un travail cumulant toutes les erreurs : singularité ego-centrée, ésotérisme inavoué, salade syncrétique, verbiage abscons, élucubrations non-maîtrisées, intentions douteuses, mal-être sous-jacent, recherche de « ce qui n'a pas de nom », hypocrisie de surface, …
Je redoute les coups. Je préfère donc les précéder et courber l'échine à temps. Je m'arme de courage et dans un premier temps, « j'écris pour moi ». Pourquoi donc, je fais cela ? Parce qu'il me semble avoir rassemblé « les éléments », les briques d'un puzzle intérieur / extérieur qui fait sens—d'une manière intégrée, inspirée autant que structurée. Parce que la plongée interne dans ma vie a eu le temps de se poser et de s'élaborer ( par chance ! ) ; parce que les liens avec le visible et l'invisible—et entre eux, se sont tissés ; parce que « ma vie » au milieu a pu s'immerger, et remonter, et regarder, et investiguer, et « mettre en relation ». Parce que « ma vie » en fait, ce n'est que cela. Un tout petit « cela » comme en écho à ce que j'aurai croisé, pénétré, transpercé, dépassé. Je fais le point.

Lecture du dernier chapitre "Créa-thérapie spirituelle".

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