Pathologie mentale et procédés plastiques : quelle intimité ?
Quand je revisionne l’interview de 2004 sur « La foi » , je m’interroge… Quelque chose de précieux se trouve noyé dans l’émotion – elle-même dramatiquement diluée dans les larmes. Ce que je dis sur le « mystère de la création » me brûle au point de m’empêcher de penser et d’exprimer. Ce que je dis parle de l’épousement de deux règnes cosmiques, co-émergents en voie-du-milieu : l’information et la matière. Le glissement créateur dans le temps vivant les mariant littéralement. C’est le moment du « devenir présent » (sentient et conscient), à l’instant même du surgissement de ces « œuvres-amies » qui, pour moi, ne traduisent que le flux-racine, originel. A l’époque, je ne connaissais pas encore la notion de Soi jungien – identité complète de soi. Ce jaillissement-source me synchronise de corps et d’esprit, au sein de l’énaction créatrice avec le médium pictural ou numérique. Dans sa genèse, la perle se forme donc au coeur du coeur de cette relation intérieure, consubstantielle au travai...