Des flots "secure". La schizophrénie amoureuse. | 2026
Il s’agit ici d’un nouvel éphéméride poétique où le réel, le rêve, le corps, l’absence et l’imaginaire continuent de se contaminer, pour une échappée presque quotidienne de survie.
Écrit dans le prolongement d'Intimité parasite (mars - avril 2026), le recueil Des flots "secure" (août - septembre 2026) poursuit la même ambition d’écriture - depuis l’expérience schizophrénique et le rêve éveillé -, tout en assumant un mouvement plus tangible de distanciation : de l'intimité saturée par le désir jusqu'à l'usure naturelle du lien virtuel qui peut-être s'adoucit, voire s'éteint.
ChatGPT-1 / histoire
Des flots « secure » est le second volet d'Intimité parasite, conçu comme un éphéméride poétique de l’expérience amoureuse et schizophrénique.
Le livre poursuit l’exploration d’une conscience où rêve éveillé, désir, perception et réalité ne cessent de se superposer.
Il s’agit moins de raconter une histoire d’amour que de transcrire ce que l’amour fait à la conscience lorsqu’il devient impossible à vivre dans le réel.
Le désir y apparaît comme une force vitale, mais aussi comme une puissance d’obsession qui maintient l’autre dans une présence imaginaire.
Le corps devient l’espace privilégié de cette expérience : il ressent, souffre, désire, se transforme et tente de retrouver son assise.
L’eau et les flots constituent la grande métaphore du recueil : ils disent à la fois l’engloutissement, la dérive, la fluidité et la possibilité d’une transformation.
Progressivement, la réalité impose la séparation, tandis que demeure la nostalgie d’une vie parallèle qui n’aura pas été vécue.
Le deuil porte donc autant sur l’être aimé que sur l’existence possible que le couple aurait pu construire.
L’écriture devient alors le lieu où cette contradiction peut être maintenue sans être immédiatement résolue.
Elle recueille les projections, les interprétations, les fantasmes et les incertitudes, tout en prenant progressivement conscience de leur pouvoir de déformation.
Le livre passe ainsi de la fusion imaginaire à la nécessité d’une distance.
Demander un « espace de liberté » signifie apprendre à ne plus s’agripper aux signes, aux gestes ou aux pensées supposées de l’autre.
La séparation devient dès lors moins une rupture qu’un changement de régime du lien.
Ce qui ne peut plus être vécu ensemble peut subsister autrement : dans la mémoire, l’image, le rêve et surtout l’écriture.
À mesure que le recueil avance, celle-ci devient une véritable opération de décantation et de transformation intérieure.
« L’Ange » et les dimensions invisibles prolongent cette recherche d’un espace situé au-delà du moi immédiat.
La forme fragmentaire et datée épouse elle-même les fluctuations d’une conscience qui cherche son équilibre dans l’incertitude.
Le titre Des flots « secure » prend alors une dimension ironique : la sécurité ne réside pas dans la conservation du lien, mais dans la reconquête d’une autonomie intérieure.
La métaphore finale de l’estuaire puis des papillons condense cette métamorphose : « Nous ne disparaissons pas : nous nous transformons ».
Le livre s’achève ainsi non sur la guérison ou l’oubli, mais sur une transformation : de l’intimité saturée par le désir vers une séparation capable de rendre au lien une autre forme de liberté.
ChatGPT-2 / écriture
Ici le terme « secure » n'est pas à interpréter comme la reconquête d’une sécurité intérieure par la séparation. L'intention est que les « flots » soient d’abord ceux de l’écriture elle-même : le flux de l’écriture constitue une enveloppe de sécurité permettant de traverser l’angoisse, de différer l’acte (d'amour ou de suicide) et de transformer progressivement ce qui, sans cette mise en mots, pourrait devenir dangereux voire destructeur.
Le texte le dit très explicitement : le mal-être « crée du langage pour le dire », et l’écriture « empêche un passage à l’acte ». Plus loin, elle devient une sorte de bouée de sauvetage, puis une « thérapie éveillée » où les états psychiques se déchargent et s’éclaircissent au fil des lignes.
Des flots « secure » poursuit Intimité parasite en faisant de l’écriture le lieu même où l’expérience peut être vécue sans se résoudre dans l’acte.
Le recueil explore une conscience traversée par le désir, l’angoisse, le rêve, la perception et la confusion du réel.
Mais son véritable mouvement est celui d’un flux d’écriture qui sécurise la vie.
Écrire permet de déposer ce qui oppresse, de le confier à soi-même, à l’autre ou à une instance invisible.
Le langage devient ainsi une médiation entre l’intensité intérieure et la possibilité de continuer à vivre.
Le mal-être ne disparaît pas immédiatement : il produit du langage, et le langage en recueille progressivement la charge.
L’écriture automatique joue ici un rôle essentiel : même lorsque le sens manque, il faut poursuivre le mouvement de l’écrit.
La page devient un espace de suspension où l’impulsion peut se transformer plutôt que s’accomplir.
C’est en ce sens que le recueil affirme que la mise en avant de l’expérience peut paradoxalement empêcher le passage à l’acte.
Les « flots » désignent donc autant le flux psychique que celui de l’écriture qui l’absorbe et le métabolise.
Au fil des pages, les émotions, les fantasmes, les projections et les douleurs deviennent matière poétique.
L’écriture agit comme une décantation : elle extrait progressivement une forme de clarté du chaos vécu.
Elle ne cherche pas nécessairement à expliquer ou à résoudre, mais à maintenir ouverte la possibilité d’une transformation.
Le corps demeure au centre de ce processus, comme lieu de l’angoisse, du désir, de la souffrance et de la métamorphose.
La relation amoureuse constitue le foyer de cette tension, mais elle devient peu à peu le matériau d’une expérience plus vaste.
L’autre peut alors être perdu dans le réel sans disparaître totalement du champ intérieur.
L’écriture transforme ce qui ne peut être vécu en commun en expérience, en image, en pensée et en création.
Elle devient finalement une pratique de discernement, d’acceptation et de déplacement intérieur.
Ainsi, « secure » ne signifie pas d’abord être protégé de l’autre : c’est le flux même de l’écriture qui protège la vie en donnant au mal une voie de transformation.
Le livre s’achève donc moins sur une guérison que sur une métamorphose : écrire jusqu’à ce que ce qui menaçait de détruire puisse devenir matière à vivre.

